Du 19 au 21 novembre 2026, le Centre culturel franco-guinéen (CCFG) accueillera le « Rendez-vous international du cinéma en Guinée ». Cette initiative conjointe de Phoenix Vision et de la Société générale du cinéma et de la musique réunira la 6e édition du Salon du cinéma guinéen et la 4e édition des FIF Awards.
Placée sous le thème « Bâtir une industrie du cinéma en Guinée : identité culturelle, infrastructures et financement », cette rencontre ambitionne de contribuer au développement de l’industrie cinématographique guinéenne. Au programme, des panels, une table ronde consacrée à la restauration du patrimoine cinématographique guinéen, des master-class, des projections de films ainsi que des échanges entre professionnels du secteur.
Lors de la présentation de l’événement, Oumar Kourouma, président de Phoenix Vision et coordinateur général du Salon du cinéma guinéen, a expliqué les motivations de ce rapprochement entre les deux initiatives.
« Le but est de fédérer les événements cinématographiques en Guinée. Le Salon est un espace technique de réflexion, de réseautage et de projection de films, tandis que les FIF Awards célèbrent les œuvres et récompensent les techniciens et les acteurs du cinéma. Nous avons donc décidé de réunir ces deux événements du 19 au 21 novembre, ici au Centre culturel franco-guinéen, pour créer ce rendez-vous international du cinéma en Guinée », a-t-il expliqué.
Au-delà de cette mutualisation, Oumar Kourouma ambitionne de faire de la Guinée une destination incontournable pour les rencontres cinématographiques internationales. Il a également annoncé la participation de partenaires canadiens, notamment Diversity Mosaïque, qui interviendront dans le cadre d’un ciné-lab.
Pour cette édition, les organisateurs prévoient une participation internationale plus importante. Abdoulaye Traoré, directeur de la Société générale du cinéma et de la musique et président des FIF Awards, a annoncé la présence de plusieurs personnalités et structures du secteur.
Parmi les invités figure notamment Ruth Kadiri, actrice nigériane associée à l’industrie de Nollywood. Le Sénégal sera également représenté par Diariatou Sow. Des partenaires canadiens, dont Mosaïque Canada et Plan d’ensemble, sont aussi annoncés, aux côtés d’Elwood et du Festival d’Abidjan, en Côte d’Ivoire.
Cette ouverture internationale devrait favoriser les échanges d’expériences, les collaborations et la mise en réseau des professionnels du cinéma guinéen avec leurs homologues étrangers.
Représentant le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Mamadou Aliou Barry, conseiller principal du département, a rappelé la place qu’occupait la Guinée dans l’histoire du cinéma, notamment durant la période postcoloniale. Il a insisté sur la nécessité de relancer le secteur et de lui redonner une nouvelle dynamique.
« Il est question aujourd’hui de relancer le cinéma. Je voudrais vous rassurer du soutien du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat », a-t-il déclaré.
De son côté, Amara Traoré, directeur général de l’Office national du cinéma de Guinée (ONACIG), a réaffirmé la volonté de son institution d’accompagner cette initiative. Il a également salué la mutualisation des efforts entre les deux structures organisatrices, estimant que ce rapprochement répond à une logique de collaboration nécessaire au développement du secteur.
Du 19 au 21 novembre prochain, le Centre culturel franco-guinéen sera ainsi le point de convergence des acteurs du cinéma autour des enjeux d’identité culturelle, de financement, d’infrastructures et de préservation du patrimoine cinématographique. Un rendez-vous qui entend contribuer à la structuration et au rayonnement du cinéma guinéen.
Mohamed Sylla





