Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a rencontré, ce vendredi 24 juillet 2026, les ambassadeurs des États membres de l’Union européenne accrédités en Guinée. Au cœur des échanges : les récentes restrictions décidées par l’Union européenne concernant le traitement des demandes de visas des ressortissants guinéens.
Au cours de cette séance de travail, le chef de la diplomatie guinéenne a rappelé les liens de coopération qui unissent la Guinée et l’Union européenne, soulignant la qualité du dialogue entre les deux partenaires ainsi que l’appui technique apporté par l’UE dans plusieurs domaines.
De leur côté, les diplomates européens ont tenu à préciser que la décision adoptée le 10 juillet 2026 ne signifie pas une suspension de la délivrance des visas aux citoyens guinéens. Selon eux, il s’agit de mesures restrictives temporaires prévues par l’article 25 bis du Code communautaire des visas. Ces dispositions impliquent notamment un examen plus approfondi des demandes, un allongement des délais de traitement et la suspension de certaines facilités administratives.
Les représentants de l’Union européenne ont également indiqué que ces mesures pourraient être revues en fonction des avancées enregistrées dans la coopération avec la Guinée sur le retour des ressortissants guinéens en situation irrégulière sur le territoire européen.
En réponse, Dr Morissanda Kouyaté a réaffirmé la volonté du gouvernement guinéen de maintenir une coopération constructive avec l’Union européenne, dans le respect des engagements internationaux. Il a rappelé que la lutte contre la migration irrégulière demeure une priorité des autorités guinéennes, conformément à la vision du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya.
À l’issue de la rencontre, le ministre a annoncé plusieurs mesures prises par la Guinée en réaction aux décisions européennes. Il s’agit de la suspension temporaire de la délivrance des visas à entrées multiples en faveur des ressortissants des États membres de l’Union européenne, de la suppression de la gratuité du traitement des passeports diplomatiques et de service, désormais soumis à des frais, ainsi que de l’allongement des délais de traitement des demandes.
Ces annonces traduisent la volonté des autorités guinéennes d’appliquer le principe de réciprocité tout en maintenant le dialogue avec leurs partenaires européens sur les questions migratoires.

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