Les Américaines ont décroché un cinquième sacre mondial consécutif en dominant les Bleues 97-79, dimanche à Berlin, devant 12 223 spectateurs venus assister à l’ultime rendez-vous de la Coupe du Monde Féminine FIBA 2026.
La sélection américaine confirme, une fois de plus, qu’elle reste la référence absolue du basket féminin mondial. Malgré un début de rencontre compliqué, marqué par un retard de 14 points concédé au début du deuxième quart-temps face à des Françaises solides et déterminées, les tenantes du titre ont su hausser leur niveau de jeu pour reprendre les commandes et ne plus jamais les lâcher.
Jackie Young a livré la meilleure prestation de sa Coupe du Monde au moment le plus important, avec 18 points, 6 rebonds et 5 passes décisives en finale. Mais c’est bien Breanna Stewart qui a une nouvelle fois porté son équipe vers les sommets. Avec un double-double de 22 points et 10 rebonds, l’intérieure américaine a rappelé pourquoi elle demeure l’une des joueuses les plus dominantes de sa génération. Elle est d’ailleurs entrée dans l’histoire en devenant la première joueuse à remporter deux fois le titre de MVP de la compétition, un exploit qui confirme son statut de leader incontestée de la sélection américaine.
Pour la France, qui disputait sa toute première finale mondiale, l’aventure berlinoise restera malgré tout comme un accomplissement majeur. Portées tout au long du tournoi par une Gabby Williams des grands soirs, les Bleues décrochent la deuxième place, leur meilleur classement dans l’histoire de la compétition, faisant ainsi mieux que la troisième place obtenue lors de l’édition inaugurale de 1953. Un résultat qui vient récompenser des années de travail et qui place le basket féminin français parmi les meilleures nations mondiales.
Stewart et Young ont été rejointes dans le cinq majeur de la compétition (All-Star Five) par la Française Gabby Williams, l’Espagnole Iyana Martin et l’Allemande Leonie Fiebich, une belle reconnaissance pour des joueuses qui ont marqué ce Mondial de leur empreinte.
Du côté de la petite finale, l’Espagne a impressionné en dominant largement l’Allemagne, pays hôte de la compétition, sur le score sans appel de 81-58. Iyana Martin s’y est particulièrement illustrée, inscrivant 22 points pour offrir à son pays une quatrième médaille en cinq éditions du tournoi, confirmant la constance espagnole à ce niveau de compétition. L’Allemagne, de son côté, devra se satisfaire d’une quatrième place, certes son meilleur classement historique dans l’épreuve, mais insuffisante pour décrocher une médaille devant son propre public.
Un record d’affluence pour cette édition 2026
Au-delà des performances sportives, cette Coupe du Monde Féminine FIBA 2026 restera également marquée par une affluence historique. Berlin a accueilli un total de 236 015 spectateurs venus suivre les rencontres, un chiffre qui pulvérise le précédent record de 145 519 fans établi lors de l’édition 2022, et ce alors même que moins de matchs ont été disputés dans la capitale allemande cette année. En moyenne, ce sont 6 556 spectateurs qui ont assisté à chaque rencontre du tournoi, un signe encourageant pour l’avenir du basket féminin à l’échelle mondiale.
Ce succès populaire vient confirmer une tendance de fond observée ces dernières années dans le sport féminin, où l’engouement du public ne cesse de grandir, portée par des stars de plus en plus reconnues et une médiatisation croissante des compétitions internationales.
Classement final de la Coupe du Monde Féminine FIBA 2026
- USA
- France
- Espagne
- Allemagne
- Belgique
- Australie
- Chine
- Hongrie
- Italie
- Corée du Sud
- Porto Rico
- Japon
- Mali
- Turquie
- Tchéquie
- Nigeria
Avec ce nouveau titre, les États-Unis prolongent leur suprématie sur le basket féminin mondial, une domination qui semble, pour l’instant, difficile à contester. La France, elle, peut légitimement nourrir de grandes ambitions pour les prochaines échéances internationales, forte de cette finale historique et d’un collectif qui a prouvé qu’il pouvait rivaliser avec les meilleures nations du monde.
Ahmed Soumah





