L’innovation locale était au rendez-vous ce jeudi 3 septembre 2026 au siège d’Orange Guinée, où s’est tenue la finale de la 11ᵉ édition guinéenne du Prix Orange de l’Entrepreneuriat Social Afrique et Moyen-Orient (POESAM). Pendant plusieurs heures, douze jeunes entrepreneurs ont défendu leurs projets devant le jury, chacun cherchant à apporter une réponse concrète à un problème rencontré en Guinée.
Énergie, accessibilité, agriculture, sécurité, services numériques : la diversité des projets présentés a reflété l’étendue des défis auxquels s’attaquent aujourd’hui les jeunes entrepreneurs guinéens.
Solibox décroche le premier prix
Au terme des présentations, quatre projets ont retenu l’attention du jury. Solibox, porté par l’étudiant-entrepreneur Foula Fofana, a remporté le premier prix, assorti d’une enveloppe de 80 millions de francs guinéens. Sokomak s’est classé deuxième et repart avec 60 millions, tandis que Findaara obtient le troisième prix, doté de 45 millions. Le Prix féminin, d’un montant de 50 millions, a été attribué à Sensora.
Douze startups au total ont présenté leurs solutions lors de cette édition : Handitrack, Intel Vox, Solibox, Docta Plante, Securi-sense, Ville propre, E-recolte, Findaara, VetConnect, Sensora, PowerNet & Hiro et Sokomak. Toutes avaient déjà franchi plusieurs étapes de sélection parmi les 130 projets initialement validés.
Pour le porte-parole du jury, le niveau des candidats a rendu la décision particulièrement difficile à trancher.
« Il n’y avait pas assez d’écart entre les solutions présentées ici. Le choix a été difficile, parce que pratiquement tous les projets se valent. Il n’y a pas de perdant. Mais il faut donner des résultats », a-t-il expliqué.
Le solaire partagé, moteur du projet lauréat
Solibox propose un système de partage d’énergie solaire entre particuliers, pensé pour réduire les difficultés d’accès à l’électricité. Foula Fofana, à l’origine du projet, prévoit d’utiliser les 80 millions de francs guinéens remportés pour poursuivre la validation technique et financière de sa solution, avec un lancement envisagé en 2027.
De son côté, Sensora, porté par Dalanda Baldé et distingué dans la catégorie féminine, vise à améliorer la communication et l’accessibilité des personnes sourdes et malentendantes. La récompense doit permettre à l’équipe de poursuivre les tests de son prototype avant sa mise sur le marché.
Un tremplin pour l’entrepreneuriat local
Pour Orange Guinée, l’enjeu du POESAM dépasse la seule dimension financière. L’initiative cherche avant tout à accompagner des jeunes capables de construire des entreprises à partir de problématiques identifiées directement sur le terrain.
Guilavogui Philippe Kalona, manager d’Orange Digital Center, estime que le concours doit contribuer à faire émerger davantage de solutions pensées en Guinée.
« L’objectif d’Orange à travers le Prix Orange de l’Entrepreneur Social Afrique et Moyen-Orient, c’est de booster la créativité des jeunes, investir dans les jeunes du pays, pousser les jeunes à développer des entreprises locales », a-t-il indiqué.
Le concours comporte aussi une dimension internationale, les lauréats ayant la possibilité de poursuivre la compétition face à des représentants d’autres pays africains. Mais le responsable d’Orange Digital Center insiste sur la priorité donnée aux solutions adaptées au contexte local.
« Nous axons principalement sur les solutions qui répondent aux problèmes que nous avons ici en Guinée », a-t-il précisé.
Avec cette nouvelle édition, le POESAM confirme sa place d’espace où de jeunes entrepreneurs guinéens peuvent tester leurs idées, décrocher un premier soutien financier et bénéficier d’un accompagnement pour transformer leurs prototypes en solutions réellement opérationnelles.





