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Lecture : Le sommet Corée du Sud-Afrique scelle un pari commun sur l’intelligence artificielle
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Accueil - Afrique - Le sommet Corée du Sud-Afrique scelle un pari commun sur l’intelligence artificielle

AfriqueActualitésInternationale

Le sommet Corée du Sud-Afrique scelle un pari commun sur l’intelligence artificielle

Rédaction Lenimba
Dernière mise à jour : 12/09/2026 3h40
Rédaction Lenimba
Publié : 12/09/2026
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sommet Corée du Sud-Afrique
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Le sommet économique Koafec s’est refermé ce vendredi 11 septembre à Séoul sur une série d’annonces qui pourraient bien redessiner les contours de la coopération entre l’Afrique et la Corée du Sud. Pendant plusieurs jours, 45 délégations ministérielles africaines ont échangé avec leurs homologues sud-coréens autour d’un objectif commun : bâtir un partenariat solide sur le numérique et l’intelligence artificielle. Au terme des discussions, les deux parties se sont entendues sur la création d’un hub dédié à l’IA, pensé pour accompagner le développement de cette technologie sur le continent africain.

Deux accords pour structurer la coopération

C’est la Banque africaine de développement (BAD) qui a porté la signature côté africain, aux côtés de la Corée du Sud. Deux textes distincts ont été paraphés à l’issue du sommet, chacun répondant à un objectif précis.

Ousmane Fall, Directeur par intérim de la BAD, a détaillé la teneur de ces engagements devant la presse. « On a signé deux nouveaux accords dans le cadre de notre coopération avec la Corée. Le premier accord, c’est un mémorandum d’entente pour la coopération dans le financement des projets, dans la préparation des projets et des programmes gouvernementaux. Le second accord est une lettre d’intention qui rentre dans le cadre de notre coopération dans l’intelligence artificielle et dans le domaine du numérique », a-t-il expliqué.

Le premier accord pose donc les bases d’un mécanisme de financement conjoint, destiné à soutenir la préparation de projets et de programmes portés par les gouvernements africains. Le second, plus ciblé, s’inscrit directement dans la logique du sommet : renforcer la collaboration entre les deux parties sur les technologies numériques et l’intelligence artificielle.

Un hub pour fédérer les initiatives éparpillées

Au cœur de ce partenariat se trouve un projet particulièrement ambitieux : la création d’un hub continental pour l’intelligence artificielle. L’idée n’est pas de partir de zéro, mais de rassembler et de structurer ce qui existe déjà, souvent de façon dispersée, à travers le continent.

Ousmane Fall a précisé les contours de cette plateforme. « Le hub qu’on souhaite mettre en place – c’est un hub pour l’intelligence artificielle – visera justement à fédérer l’ensemble de ces initiatives-là pour les rendre beaucoup plus cohérentes et donner beaucoup plus d’impact dans le développement des économies africaines, à travers l’intelligence artificielle bien sûr », a-t-il poursuivi.

Concrètement, ce hub devrait centraliser les ressources, les projets et les financements liés à l’IA sur le continent, avec l’ambition d’éviter la dispersion des efforts et de démultiplier l’impact économique de cette technologie encore balbutiante dans de nombreux pays africains.

Former des talents, bâtir des infrastructures

Au-delà de la structuration institutionnelle, les accords signés à Séoul prévoient aussi des investissements concrets. Deux axes principaux se dégagent : la formation de nouveaux talents capables de porter cette transformation numérique, et la construction d’infrastructures technologiques adaptées aux besoins du continent.

Ces investissements devraient permettre de doter plusieurs pays africains de capacités techniques et humaines suffisantes pour développer, à terme, leurs propres solutions d’intelligence artificielle, plutôt que de dépendre exclusivement de technologies importées.

Les ressources minières africaines en ligne de mire

Ce partenariat ne repose toutefois pas sur une logique à sens unique. En contrepartie de son engagement financier et technologique, la Corée du Sud obtient un accès facilité aux ressources minières du continent africain.

Ces matières premières sont stratégiques pour l’industrie de pointe sud-coréenne, notamment pour la fabrication de semi-conducteurs, un secteur dans lequel Séoul figure parmi les leaders mondiaux. L’accès à ces ressources constitue donc un enjeu majeur pour la Corée du Sud, dont l’industrie technologique dépend largement de l’approvisionnement en minerais stratégiques.

Un partenariat gagnant-gagnant, sur le papier

Ce sommet Koafec illustre ainsi une dynamique de plus en plus courante dans les relations entre puissances asiatiques et pays africains : l’échange entre expertise technologique et accès aux ressources naturelles. D’un côté, l’Afrique espère accélérer son entrée dans l’économie numérique et bénéficier de transferts de compétences dans un secteur d’avenir. De l’autre, la Corée du Sud sécurise son approvisionnement en matières premières critiques pour son industrie de pointe.

Reste maintenant à voir comment ces engagements pris à Séoul se traduiront concrètement sur le terrain, et à quel rythme le hub africain pour l’intelligence artificielle pourra réellement voir le jour.

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ÉTIQUETTES :AfriqueBADBanque africaine de développementCorée du Sudhub IAintelligence artificielleKoafecnumériqueOusmane Fallressources minièressemi-conducteursSéoul
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