« Les responsabilités d’aujourd’hui ne décapitent pas les ressources qui permettront aux générations futures de vivre mieux, d’être en sécurité. » La formule, lancée par le Premier ministre Amadou Oury Bah, résume à elle seule l’esprit du Fonds souverain de Guinée dont les contours ont été présentés ce mercredi 9 septembre 2026 à Conakry.
Réuni dans un complexe hôtelier de la capitale, l’atelier de restitution consacré à ce futur instrument financier a rassemblé le secrétaire général de la Présidence de la République, plusieurs membres du gouvernement, des conseillers du président et du chef du gouvernement, ainsi que des représentants des partenaires techniques et financiers. Organisée par le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, la rencontre visait à échanger autour des orientations retenues avant la mise en place effective du fonds.
Une richesse à ne pas dilapider
La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a présenté les grandes orientations qui encadreront le fonctionnement du futur fonds : stabilité des finances publiques, protection contre la volatilité des revenus extractifs, constitution d’une épargne de long terme et financement d’investissements capables d’accroître durablement la richesse nationale.
Prenant la parole, Amadou Oury Bah a insisté sur l’importance stratégique de cet outil dans la gestion de la richesse du pays. Pour lui, la Guinée doit transformer ses ressources naturelles en un véritable levier de développement, sans pour autant hypothéquer l’avenir de ceux qui viendront après.
C’est là tout le cœur de son message : la responsabilité de la génération actuelle ne s’arrête pas à la gestion du présent. Le chef du gouvernement a appelé à une utilisation des revenus nationaux qui réponde aux besoins d’aujourd’hui sans compromettre la capacité des générations futures à vivre dans de meilleures conditions et en sécurité.
« Les responsabilités d’aujourd’hui ne décapitent pas les ressources qui permettront aux générations futures de vivre mieux, d’être en sécurité », a-t-il déclaré.
Diversifier plutôt qu’épuiser
Pour le Premier ministre, les revenus tirés de l’exploitation des richesses naturelles du pays ne doivent pas être happés par les seules urgences du moment. Ils doivent au contraire servir à bâtir une économie plus diversifiée, renforcer les capacités d’investissement du pays et poser les bases d’une épargne pour les générations à venir.
Il a par ailleurs appelé à une gouvernance rigoureuse du Fonds souverain, fondée sur la responsabilité, la transparence et la discipline dans la gestion des ressources nationales — des principes qu’il juge indispensables pour inscrire le fonds dans une perspective de long terme et transformer la richesse du pays en actifs durables.
« Les générations futures doivent pouvoir vivre mieux, et être en sécurité », a-t-il conclu.





