Le Ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, s’est rendu ce samedi 12 septembre 2026 sur le chantier de la voie express Kagbélén-Kouria pour constater de visu l’avancement des travaux. Cette infrastructure en 2×2 voies, longue de plus de 26 kilomètres, figure parmi les grands chantiers routiers en cours dans le pays.
Le projet a été réparti en trois lots, confiés chacun à une entreprise nationale. BEGEC-TP, GUICOPRES BTP et GUITER S.A. se partagent ainsi la construction et le bitumage de cette route qui doit relier Kagbélén à Kouria. L’enjeu dépasse largement la simple création d’un nouvel axe routier. Il s’agit avant tout de désengorger une zone particulièrement fréquentée et de faciliter les déplacements des usagers sur l’ensemble du tronçon.
Sur place, le Ministre a insisté sur l’ampleur et l’importance stratégique de ce chantier pour toute la région traversée. « Ces travaux sont immenses parce qu’il s’agit de construire une nouvelle autoroute entre Kagbélén et Kouria, qui va permettre de réaliser beaucoup d’économies en termes d’encombrement et de trafic sur toute la zone de Kouria et les autres entités que nous traversons avant d’arriver à Kouria », a-t-il déclaré.

Concernant l’état d’avancement des travaux, Facinet Sylla a dressé un bilan globalement positif, tout en appelant les entreprises à ne pas relâcher leurs efforts. Sur le lot confié à BEGEC-TP, il a salué une progression appréciable, estimée à environ 30 %, tout en estimant qu’un rythme plus soutenu restait possible.
« Le premier constat, sur la performance des entreprises, est encourageant. BEGEC est bien avancée et les travaux sont à peu près à 30 %. Mais on peut faire mieux », a-t-il indiqué.
Le Ministre s’est montré particulièrement satisfait des travaux menés par GUICOPRES BTP, en charge d’une zone au relief montagneux qui impose des contraintes techniques importantes. Selon lui, malgré la complexité du terrain, les avancées observées laissent entrevoir un impact durable pour les populations locales.
« Ce n’est pas facile d’avoir une autoroute excellente sur une zone présentant une telle caractéristique. Mais les travaux que nous sommes en train de faire vont réellement changer cette zone. Ce sera un projet qui aura un impact extrêmement important sur l’économie, sur le social et sur le bien-être même des Guinéens », a-t-il souligné.

Le troisième lot, attribué à GUITER S.A., présente en revanche un niveau d’avancement plus mesuré. Le Ministre a néanmoins tenu à nuancer ce constat en évoquant les efforts de préparation déployés par l’entreprise avant le lancement effectif des travaux.
« Le troisième lot, celui de GUITER, le constat est un peu mitigé. Mais nous voyons qu’il s’est très bien préparé avec une installation de qualité. Son président nous a donné des assurances et des garanties qu’il va être à la hauteur des autres, les rattraper et même les dépasser », a précisé Facinet Sylla.
Cette visite s’inscrit dans une volonté plus large du gouvernement de suivre de près l’exécution des grands projets d’infrastructure et de veiller à ce que les entreprises retenues respectent le même niveau d’exigence. Au-delà du seul chantier Kagbélén-Kouria, le Ministre a saisi l’occasion pour rappeler l’importance de faire émerger des entreprises nationales capables de rivaliser sur des standards internationaux.
« Nous ne sommes pas contre les sociétés nationales. Nous voulons des champions nationaux, mais des champions solides, des champions dont nous pouvons être fiers », a-t-il affirmé.
À l’issue de sa visite, Facinet Sylla a appelé l’ensemble des entreprises contractantes à intensifier la cadence des travaux et à tenir leurs engagements, aussi bien sur le plan de la qualité que sur celui des délais. Le contrat prévoit une réalisation de l’ouvrage en 24 mois, un calendrier que le gouvernement entend voir respecté.

Une fois achevée, la voie express Kagbélén-Kouria devrait transformer significativement la circulation sur cet axe stratégique. Les populations des localités traversées attendent de ce projet une amélioration concrète de leurs conditions de déplacement, mais aussi un effet d’entraînement sur le développement économique et urbain de toute la zone.
Mohamed Sylla





