Les préparatifs du lancement officiel des travaux de réhabilitation du site de Dar es-Salam avancent à Conakry. Le ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, s’est rendu sur place ce lundi pour évaluer l’état d’avancement des dispositions prises avant le démarrage du chantier.
Cette visite intervient alors que le lancement officiel des travaux est annoncé dans deux semaines. Sur le terrain, le ministre a notamment suivi les opérations liées à l’installation de la base-vie, au déploiement des engins et à la sécurisation du périmètre du site.
Ces différentes étapes doivent permettre de préparer le chantier avant le démarrage effectif des travaux de réhabilitation. La mise en place des équipements et des installations nécessaires constitue ainsi l’une des priorités avant le lancement officiel du projet.

Une attention particulière portée à la gestion des déchets
La question des déchets occupe également une place importante dans les préparatifs. Selon les informations communiquées par le ministre, une grande partie des ménages installés dans les quartiers riverains avait jusque-là l’habitude d’acheminer leurs ordures vers la décharge de Dar es-Salam.
La fermeture du site va donc entraîner des changements dans les habitudes de collecte et d’évacuation des déchets dans les zones concernées.
Face à cette situation, Aboubacar Camara a donné des orientations pour la mise en place d’une vaste campagne de communication et de sensibilisation auprès des populations riveraines. L’objectif est d’informer les ménages sur les nouvelles dispositions à prendre et d’éviter que la fermeture de la décharge ne provoque une accumulation des ordures dans les quartiers.
Le ministère prévoit également une réorganisation du dispositif de collecte. Celle-ci devrait notamment passer par le déploiement de petites et moyennes entreprises (PME) spécialisées dans la collecte des déchets, ainsi que par l’installation de bacs à ordures adaptés.
Cette réorganisation apparaît comme un enjeu important pour les quartiers concernés. Le changement de dispositif devra permettre de maintenir la collecte des ordures malgré la fermeture progressive du site de Dar es-Salam.

Une transition à organiser dans les quartiers riverains
La fermeture de la décharge ne concerne donc pas uniquement le site lui-même. Elle implique aussi une adaptation du système de gestion des déchets dans les zones qui dépendaient jusque-là de cette infrastructure.
Pour les autorités, l’enjeu est d’éviter que le déplacement des points de dépôt des ordures ne se traduise par la création de nouveaux dépotoirs sauvages. La sensibilisation des habitants et la disponibilité de solutions alternatives de collecte devront accompagner cette transition.
Le ministre a ainsi insisté sur la nécessité d’anticiper les conséquences de la fermeture du site. Le déploiement des PME de collecte et l’installation de bacs doivent contribuer à assurer la continuité du service dans les quartiers riverains.
Cette phase préparatoire intervient alors que le site doit connaître une transformation importante. Les autorités annoncent leur volonté de faire de Dar es-Salam un espace urbain réaménagé, sécurisé et accessible aux populations.
Vers un nouveau visage pour Dar es-Salam
Au-delà de la réhabilitation du site, le projet doit aboutir à une transformation de Dar es-Salam en parc urbain moderne. Cette orientation marque un changement de vocation pour un espace longtemps associé à la gestion des déchets de plusieurs quartiers de Conakry.
Le futur aménagement est présenté comme un espace destiné à améliorer le cadre de vie des populations. La sécurisation du périmètre et les travaux préparatoires constituent les premières étapes vers cette transformation.
Pour réussir cette opération, la question de la gestion des déchets restera toutefois centrale. La fermeture de la décharge devra être accompagnée par des solutions capables de répondre aux besoins des ménages qui utilisaient le site pour se débarrasser de leurs ordures.
La campagne de communication annoncée par le ministère devrait donc jouer un rôle important dans cette période de transition. Elle devra permettre de sensibiliser les habitants aux nouvelles pratiques de collecte et de contribuer à préserver la salubrité des quartiers concernés.
En attendant le lancement officiel des travaux prévu dans deux semaines, les opérations se poursuivent sur le terrain. L’installation de la base-vie, le déploiement des engins et la sécurisation du périmètre font partie des principales actions engagées pour préparer le démarrage du chantier.
La transformation annoncée de Dar es-Salam constitue ainsi un projet qui dépasse le seul réaménagement du site. Elle pose également la question de l’organisation de la collecte des déchets dans les quartiers environnants et de l’accompagnement des populations dans cette nouvelle étape.






