Le Centre de formation Fatoumata Binta Bah Poétesse a célébré ce dimanche 13 septembre 2026, au Palais du Peuple, la sortie de sa neuvième promotion. Une cérémonie placée sous le parrainage du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, à l’issue de laquelle 900 jeunes filles ont reçu leur attestation de fin de formation.
Ces jeunes filles ont suivi des formations en couture d’une durée d’un mois pour la majorité d’entre elles, certaines ayant bénéficié de sessions plus courtes de dix jours. Un parcours qui leur a permis d’acquérir les bases du métier et de se préparer à une insertion professionnelle dans un secteur porteur.

La cérémonie n’a pas été qu’une simple remise de diplômes. Elle a également été marquée par un concours de couture qui a mis aux prises dix apprenantes du centre, chacune venue démontrer son savoir-faire devant le public et le jury. Au terme de cette compétition, cinq lauréates ont été distinguées et reparties avec une machine à coudre, un outil précieux pour se lancer dans la vie active. La grande gagnante du concours a quant à elle reçu une récompense supplémentaire, une enveloppe de 2 millions de francs guinéens, venue couronner sa performance.

Prenant la parole à cette occasion, le ministre Moussa Moïse Sylla a d’abord tenu à saluer l’engagement des responsables et des formateurs du centre, dont le travail a permis, année après année, de former des centaines de jeunes filles. Pour lui, cette formation dépasse largement le simple apprentissage technique. Former une jeune fille à un métier, a-t-il estimé, revient à lui offrir bien plus qu’une compétence, c’est aussi lui donner les moyens de son autonomie, de sa dignité et de son avenir. Il a souligné que ces 900 nouvelles diplômées représentent autant d’opportunités, non seulement pour elles-mêmes et leurs familles, mais aussi pour le développement économique du pays dans son ensemble.

Le ministre a également profité de son intervention pour rappeler la place stratégique qu’occupe l’artisanat dans l’économie nationale et dans la valorisation du patrimoine culturel guinéen. Il a détaillé la structuration du secteur, qui compte huit branches d’activités, quarante corps de métiers et pas moins de trois cent vingt-six métiers différents. Autant de chiffres qui témoignent, selon lui, des larges possibilités d’insertion professionnelle qu’offre ce secteur à la jeunesse guinéenne. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de professionnalisation des artisans, tout en continuant à promouvoir les savoir-faire locaux qui font la richesse du patrimoine culturel du pays.
S’adressant directement aux récipiendaires, Moussa Moïse Sylla les a exhortées à être fières du métier qu’elles viennent d’apprendre, à continuer de se perfectionner et à ne pas hésiter à innover dans leur pratique. Il souhaite voir émerger, à travers elles, une nouvelle génération de couturières, de stylistes et d’entrepreneures, capables à terme de porter le savoir-faire guinéen bien au-delà des frontières nationales.
En conclusion de son discours, le ministre a réaffirmé l’engagement de son département en faveur du développement de l’artisanat, de la mode et des industries culturelles et créatives. Il a rattaché cette dynamique à la vision portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, en matière de valorisation du patrimoine et des savoir-faire guinéens.
Cette neuvième promotion du Centre Fatoumata Binta Bah Poétesse illustre ainsi la continuité d’un travail de formation mené depuis plusieurs années, qui contribue à offrir à de nombreuses jeunes filles guinéennes des perspectives concrètes d’insertion professionnelle. À travers cette cérémonie, c’est tout un pan de la politique publique en matière d’autonomisation des femmes et de valorisation de l’artisanat qui a trouvé une nouvelle illustration, au Palais du Peuple, devant les principales bénéficiaires de cette formation.
Ahmed soumah





